Avant même qu’une seule ligne de HTML ne commence à s’afficher, il faut que le serveur reçoive la demande, la traite, et envoie une première réponse : ce délai initial, souvent invisible mais déterminant, porte le nom de Time to First Byte.
Un révélateur de la qualité de l’hébergement WordPress
Le TTFB dépend directement de ce qui se passe côté serveur avant l’envoi du HTML : exécution de PHP via PHP-FPM, nombre de requêtes SQL générées par la page, présence ou non d’un cache de page qui évite de tout régénérer, et localisation géographique du serveur par rapport au visiteur. Un site WordPress sans cache, avec de nombreux plugins actifs, peut voir son TTFB grimper facilement au-delà d’une seconde.
Exemple
add_action('send_headers', function () {
header('Server-Timing: db;dur=180, php;dur=95');
});
Exposer ces en-têtes Server-Timing permet d’inspecter, directement dans les outils de développement du navigateur, la répartition du temps serveur entre requêtes SQL et exécution PHP, pour situer précisément d’où provient un TTFB trop élevé.
Bon à savoir
- Google recommande généralement un TTFB inférieur à 800 millisecondes ; en dessous de 200 millisecondes pour un serveur particulièrement réactif.
- Un cache de page complet (comme celui de WP Rocket ou d’un CDN qui met en cache le HTML) réduit drastiquement le TTFB en évitant de recalculer la page à chaque visite.
- Un TTFB élevé retarde mécaniquement toutes les métriques suivantes, y compris le LCP, puisque rien ne peut s’afficher tant que le premier octet n’est pas arrivé.