Quand Oracle a racheté Sun Microsystems, et donc MySQL avec, une partie des développeurs historiques du projet a préféré poursuivre le développement sous un nom distinct plutôt que de dépendre d’une gouvernance privée. Ce fork, initié par le créateur originel de MySQL, est devenu aujourd’hui la base de données livrée par défaut chez de nombreux hébergeurs proposant WordPress.
Une compatibilité quasi transparente pour WordPress
Pour la couche $wpdb de WordPress, la différence est en pratique invisible : la connexion se configure dans wp-config.php exactement de la même façon, via DB_HOST, DB_NAME, DB_USER et DB_PASSWORD, sans aucun paramètre supplémentaire à préciser. Les deux moteurs partagent le même protocole de communication et une très large part de la syntaxe SQL.
Exemple
// wp-config.php
define( 'DB_HOST', 'localhost' );
define( 'DB_NAME', 'wordpress' );
À ne pas confondre avec
- MySQL : les deux projets ont divergé au fil des versions, notamment sur des fonctionnalités avancées de réplication et certains types de données récents, même si l’essentiel reste interopérable pour un usage WordPress standard.
- PostgreSQL, un système relationnel totalement distinct que WordPress ne prend pas en charge nativement, contrairement à certains CMS concurrents.
Bon à savoir : la commande wp db check de WP-CLI fonctionne indifféremment avec l’un ou l’autre moteur, tout comme les outils d’export intégrés à l’hébergement.
La version minimale requise par WordPress évolue avec le temps : les exigences officielles publiées sur WordPress.org précisent, pour chaque version majeure du cœur, la version minimale de MariaDB ou de MySQL prise en charge, un point à vérifier avant toute montée de version d’hébergement.