Quand un site WordPress affiche une page blanche ou renvoie une erreur 500, la première réaction utile n’est pas de deviner mais de consulter les journaux serveur : ces fichiers texte enregistrent, ligne après ligne, ce que le serveur a réellement fait — quelle requête est arrivée, quelle erreur PHP s’est produite, quel processus a échoué.
Les journaux qui comptent sur un site WordPress
On distingue plusieurs fichiers selon la couche concernée : le journal d’accès Nginx ou Apache liste chaque requête HTTP reçue, le journal d’erreur du serveur web signale les problèmes bas niveau, et le journal PHP (error_log) consigne les avertissements et erreurs fatales du code, y compris ceux provenant du thème ou des extensions. WordPress peut aussi écrire son propre journal applicatif via la constante WP_DEBUG_LOG.
Activer le journal de débogage WordPress
define( 'WP_DEBUG', true );
define( 'WP_DEBUG_LOG', true );
define( 'WP_DEBUG_DISPLAY', false );
Les erreurs s’accumulent alors dans wp-content/debug.log sans jamais s’afficher aux visiteurs du site.
Pièges fréquents
- Laisser
WP_DEBUG_DISPLAYactivé en production expose des chemins de fichiers et des détails techniques exploitables par un attaquant. - Les journaux non purgés peuvent grossir jusqu’à saturer l’espace disque d’un VPS ; une rotation automatique (via
logrotatepar exemple) est indispensable. - Une multiplication soudaine de lignes suspectes dans le journal d’accès (tentatives répétées sur
wp-login.php) signale souvent une tentative de force brute plutôt qu’un simple pic de trafic.