WordPress ne s’exécute pas dans le vide : il repose sur une version précise de PHP installée sur le serveur, un peu comme une application mobile qui exige une version minimale du système d’exploitation. Cette version conditionne les fonctionnalités du langage disponibles (types union, énumérations, propriétés en lecture seule…) et parfois la compatibilité de certaines extensions ou thèmes.
Suivi dans WordPress
WordPress publie des recommandations de version minimale et « recommandée » sur le site officiel, généralement une version encore activement maintenue par le projet PHP. L’outil intégré Santé du site (menu Outils) affiche la version active et signale si elle est obsolète ou proche de la fin de son support de sécurité.
Vérification et changement
<?php echo phpversion(); ?>
// ou en ligne de commande sur le serveur :
php -v
Le changement de version se fait généralement depuis le panneau d’administration de l’hébergeur (cPanel, Plesk) ou, sur un serveur géré directement, en modifiant le pool php-fpm associé au site.
Pièges fréquents
Monter de version sans tester au préalable peut révéler des avertissements ou erreurs dans un thème ou une extension ancienne qui utilisait une fonctionnalité désormais dépréciée, voire supprimée (comme les anciennes fonctions mysql_*, retirées depuis longtemps). Il est recommandé de tester la montée de version sur un environnement de recette avant de l’appliquer en production, et de vérifier la compatibilité annoncée de chaque extension installée.