Rien ne se produit avant qu’on ne l’écrive : tout échange avec un modèle de langage part d’une invite, le texte soumis en entrée qui oriente entièrement la réponse générée. Deux formulations proches en apparence peuvent produire des résultats très différents : demander « résume cet article » ou « résume cet article en trois points pour un lecteur pressé, sans jargon technique » ne guide pas le modèle de la même façon, d’où l’expression courante d’« ingénierie de l’invite » (prompt engineering) pour désigner l’art de bien la formuler.
Invites dans un contexte WordPress
Les extensions de rédaction assistée intégrées à l’éditeur de blocs cachent en général une invite préconstruite derrière un bouton comme « Améliorer ce texte » ou « Générer un titre » : le développeur de l’extension a rédigé cette invite en avance, en y insérant le contenu de l’article au moment de l’appel. Bâtir soi-même une intégration sur mesure demande de concevoir cette invite avec soin, en précisant le ton attendu, la longueur maximale ou le format de sortie souhaité.
Exemple
Invite : "Tu es un rédacteur SEO. Propose 3 titres de moins de 60
caractères pour un article sur la sécurisation d'un site WordPress,
sans utiliser le mot « guide »."
Bon à savoir
- Donner un rôle au modèle (« tu es un développeur WordPress expérimenté ») oriente souvent son registre de réponse, sans garantir pour autant une expertise réelle.
- Fournir des exemples de ce qu’on attend dans l’invite elle-même (une technique appelée apprentissage à partir d’exemples) améliore généralement la constance du format de sortie.
- Une invite trop vague laisse le modèle combler les manques à sa façon, ce qui augmente le risque de réponse hors sujet ou inventée.