Les images représentent souvent la majorité du poids total d’une page web ; les optimiser correctement reste donc le levier le plus rentable pour accélérer un site, bien avant de toucher au code lui-même.
Ce que WordPress fait déjà, et ce qu’il ne fait pas
WordPress génère automatiquement plusieurs tailles pour chaque image importée dans la médiathèque, et sert la plus adaptée grâce à l’attribut srcset. Il ne compresse en revanche pas agressivement les fichiers d’origine ni ne convertit vers des formats modernes comme WebP ou AVIF sans l’aide d’une extension dédiée (Imagify, ShortPixel) ou d’une configuration serveur spécifique.
Exemple
add_filter('wp_editor_set_quality', function () {
return 82;
});
Ce filtre ajuste la qualité de compression JPEG appliquée par WordPress lors du redimensionnement automatique des images, un bon compromis entre poids et qualité visuelle pour la plupart des photos.
Bon à savoir
- Le format WebP réduit généralement le poids d’une image de 25 à 35 % par rapport à un JPEG équivalent, à qualité visuelle comparable ; AVIF va souvent plus loin encore.
- Uploader une image bien plus grande que sa taille d’affichage réelle gaspille de la bande passante, même avec un
srcsetcorrectement généré. - Optimiser les images profite directement au LCP quand l’image la plus visible de la page est concernée, et au temps de chargement global pour toutes les autres.