Une même adresse peut donner lieu à des actions différentes selon le verbe employé : consulter un article n’est pas la même opération que le supprimer, même si l’URL cible reste /articles/42. Les méthodes HTTP portent cette intention : GET pour lire sans modifier, POST pour créer, PUT/PATCH pour mettre à jour, DELETE pour supprimer.
Application dans l’API WordPress
L’API REST de WordPress suit cette convention à la lettre : un GET vers /wp-json/wp/v2/posts/42 renvoie l’article, un POST vers /wp-json/wp/v2/posts en crée un nouveau, un DELETE vers l’article existant le supprime (ou le passe à la corbeille). Le formulaire HTML classique de WordPress, lui, ne connaît nativement que GET et POST ; les autres verbes exigent du JavaScript (via fetch()) ou un contournement côté serveur.
Exemple
DELETE /wp-json/wp/v2/posts/42 HTTP/1.1
Authorization: Bearer eyJhbGciOi...
Bon à savoir
GETest dite « sûre » : elle ne devrait jamais modifier de données côté serveur, contrairement à une idée reçue chez certains développeurs débutants qui l’utilisent pour tout.PUTetPATCHse distinguent en théorie :PUTremplace la ressource entière,PATCHn’en modifie qu’une partie, même si en pratique beaucoup d’API les traitent de façon interchangeable.- Les navigateurs mettent en cache les réponses aux requêtes
GETplus volontiers que celles des autres méthodes, un point à garder en tête en cas de comportement inattendu. - La méthode
HEAD, moins connue, se comporte commeGETmais sans renvoyer de corps : elle sert surtout à vérifier qu’une ressource existe sans en télécharger le contenu complet.