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Vidéos d’actualité : un titre de presse locale bascule vers Bunny.net

Un journal régional multiplie les reportages vidéo intégrés à ses articles. Le CDN généraliste utilisé jusque-là facturait la diffusion vidéo au même tarif que les images.

Par Clément Hadrot • 20 mars 2025 • 5 min de lecture • Aucun commentaire
Vidéos d'actualité : un titre de presse locale bascule vers Bunny.net

Soixante-dix pour cent de la bande passante totale d’un site d’actualité régionale : c’est la part qu’occupaient les vidéos de reportage une fois le format devenu systématique sur les articles les plus consultés, loin devant les images et le reste des ressources du site. Ce chiffre, mesuré sur les journaux du CDN existant, a déclenché la décision de revoir la façon dont ces vidéos étaient diffusées.

Le journal utilisait jusque-là un CDN généraliste, le même que celui qui distribuait les feuilles de style et les images du site, sans distinction tarifaire particulière pour la vidéo. Ce choix, cohérent au moment où la vidéo restait un format occasionnel, est devenu coûteux à mesure que les reportages filmés se sont multipliés, chaque article d’actualité important intégrant désormais une courte vidéo native plutôt qu’un simple lien vers une plateforme tierce.

Pourquoi la vidéo change la donne tarifaire

Une image optimisée pour le web pèse rarement plus de quelques centaines de kilooctets. Une vidéo de reportage de deux minutes, même compressée raisonnablement, dépasse facilement plusieurs dizaines de mégaoctets. Multipliée par un nombre de vues qui peut atteindre plusieurs dizaines de milliers sur un article viral d’actualité locale, la facture de bande passante d’un CDN facturé au gigaoctet transféré peut croître de façon disproportionnée par rapport au reste du trafic du site.

Le choix de Bunny.net pour ce cas d’usage

L'essentiel à retenir : La diffusion vidéo consomme une bande passante bien supérieure aux images ; Un CDN facturé au volume vidéo réduit la facture par rapport à un CDN généraliste ; La bascule ne concerne que les médias, pas le reste du cache du site

Bunny.net propose une tarification de diffusion vidéo distincte de sa tarification de CDN généraliste, avec un service dédié au streaming vidéo qui inclut la génération automatique de plusieurs résolutions et un lecteur intégré. Pour un titre de presse locale au budget technique limité, cette approche a permis de réduire la facture mensuelle de diffusion vidéo sans passer par une plateforme tierce grand public qui aurait imposé sa propre publicité ou ses propres contraintes d’intégration.

<iframe
  src="https://iframe.mediadelivery.net/embed/VIDEO_LIBRARY_ID/VIDEO_ID"
  loading="lazy"
  allow="accelerometer; gyroscope; autoplay; encrypted-media; picture-in-picture;"
  allowfullscreen="true">
</iframe>

L’intégration reste volontairement simple côté WordPress : un shortcode personnalisé insère l’iframe correspondant, sans nécessiter d’extension tierce dédiée à la vidéo, ce qui limite le nombre de dépendances supplémentaires sur un site déjà chargé d’extensions journalistiques spécifiques comme la gestion des dépêches d’agence.

Ce que la bascule ne change pas

Le reste de la diffusion du site, images, feuilles de style et scripts, est resté sur la configuration de cache existante côté serveur, sans passer par ce nouveau service. La bascule a été volontairement limitée au périmètre vidéo, pour ne pas complexifier une infrastructure qui fonctionnait déjà correctement sur le reste du site. Cette séparation nette entre les deux usages évite d’avoir à revalider l’ensemble de la configuration de cache pour un changement qui ne concernait qu’une seule catégorie de médias.

Migrer les vidéos existantes sans tout réencoder à la main

Le journal disposait de plusieurs centaines de vidéos publiées avant la bascule, hébergées directement en fichiers sur le serveur d’origine. Plutôt qu’un réencodage manuel fastidieux, un script simple s’est chargé de l’upload en masse vers la nouvelle bibliothèque, en s’appuyant sur l’API du service pour créer chaque entrée vidéo à partir du fichier source existant :

curl --request POST \
  --url https://video.bunnycdn.com/library/VIDEO_LIBRARY_ID/videos \
  --header "AccessKey: CLE_API" \
  --header "content-type: application/*+json" \
  --data '{"title":"Reportage conseil municipal 12 mars"}'

Chaque appel retourne un identifiant de vidéo utilisé ensuite pour uploader le fichier source, avant de mettre à jour l’article WordPress correspondant avec le nouvel identifiant, une opération réalisée par lot via un script PHP exécuté ponctuellement en ligne de commande plutôt que manuellement article par article.

Le résultat mesuré après trois mois

Trois mois après la bascule, la facture de diffusion vidéo a nettement diminué par rapport au coût qu’aurait représenté le même volume sur l’ancien CDN généraliste, avec en prime un temps de démarrage de lecture plus rapide grâce aux résolutions adaptatives générées automatiquement, un point apprécié des lecteurs qui consultent les articles depuis une connexion mobile en zone rurale, où la vitesse de connexion reste parfois limitée.

Un CDN généraliste convient très bien tant que la vidéo reste un usage occasionnel ; dès qu’elle devient un format éditorial régulier, un service spécialisé change réellement l’équation économique.

Ce qu’on retient

Pour un titre de presse locale dont la production vidéo s’intensifie, continuer à diffuser ce format sur un CDN pensé pour des images et des scripts finit par coûter plus cher que nécessaire. Séparer la diffusion vidéo sur un service dédié comme Bunny.net, sans toucher au reste de la configuration de cache du site, permet de maîtriser cette dépense spécifique sans complexifier l’ensemble de l’infrastructure existante.

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À propos de l'auteur

Clément Hadrot

Développeur WordPress, passionné par Elementor, le FSE et l’automatisation par IA.

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