1 800 euros par mois. C’est ce que coûtait la diffusion des images du catalogue de pièces détachées industrielles d’une entreprise spécialisée dans la maintenance de lignes de production, avant que la question du stockage ne soit sérieusement remise à plat. Le catalogue, consommé par un front Next.js en headless, comptait plusieurs dizaines de milliers de fiches produit, chacune avec ses propres photos techniques haute résolution.
Le stockage d’origine reposait sur un espace de stockage compatible S3 classique, chez un fournisseur généraliste, facturé principalement sur la bande passante sortante plutôt que sur l’espace occupé. Avec un trafic international conséquent, cette facturation à la bande passante représentait l’essentiel de la dépense mensuelle, bien plus que le stockage lui-même.
Ce que le stockage classique facturait réellement
En détaillant la facture sur trois mois, il est apparu que le coût de stockage pur ne représentait qu’environ dix pour cent de la dépense totale liée aux images. Le reste, la bande passante sortante vers les visiteurs du site à travers le monde, dominait largement, avec un tarif dégressif par palier mais qui restait élevé au regard du volume réellement consommé chaque mois.
Bunny.net : un modèle centré sur la diffusion
Bunny.net propose un modèle tarifaire différent, centré sur un réseau de diffusion de contenu à bas coût plutôt que sur un stockage généraliste. Le stockage des images a été migré vers son service de stockage dédié, puis diffusé via son réseau de points de présence, avec un tarif au gigaoctet transféré nettement inférieur à celui du fournisseur d’origine sur les volumes constatés.

// exemple de génération d'URL optimisée côté front
function urlImageOptimisee(cheminImage, largeur) {
const base = 'https://catalogue-pieces.b-cdn.net';
return `${base}/${cheminImage}?width=${largeur}&format=webp`;
}
// utilisation dans une fiche produit
const src = urlImageOptimisee('pieces/roulement-482.jpg', 800);
Le service de redimensionnement à la volée intégré à Bunny.net a permis, en prime, de supprimer une étape de génération de vignettes multiples qui tournait auparavant sur un serveur de traitement d’images séparé, réduisant d’autant la complexité de l’infrastructure globale du catalogue.
Le calcul complet, mois par mois
| Poste de coût | Stockage classique | Bunny.net |
|---|---|---|
| Stockage brut des images | 180 euros | 95 euros |
| Bande passante sortante | 1 620 euros | 1 095 euros |
| Redimensionnement à la volée | Serveur séparé, 210 euros | Inclus |
| Total mensuel | 2 010 euros | 1 190 euros |
La migration elle-même a représenté un coût ponctuel non négligeable : réécriture des générateurs d’URL côté front, script de transfert des dizaines de milliers de fichiers existants, et une semaine de tests pour vérifier que le format d’image adaptatif ne dégradait pas la qualité perçue sur les photos techniques, où le moindre détail compte pour un acheteur professionnel.
Un coût d’infrastructure ne se juge jamais sur une seule ligne de facture : le stockage le moins cher affiché en tête de page peut cacher une bande passante hors de prix pour qui diffuse beaucoup d’images à un public international.
Ce que ce comparatif ne couvre pas
La vidéo n’entre pas dans ce périmètre : le catalogue ne diffuse que des photos et quelques schémas techniques au format image, jamais de contenu vidéo. Les tarifs et les mécanismes de diffusion vidéo de Bunny.net, bien que le service en propose, n’ont donc fait l’objet d’aucun test dans le cadre de ce projet.
Ce qui a confirmé le choix après trois mois
- La facture mensuelle réelle a confirmé la réduction de trente-quatre pour cent estimée avant la migration
- Aucune dégradation de temps de chargement mesurée sur les marchés internationaux du catalogue
- La suppression du serveur de redimensionnement séparé a simplifié la supervision technique du projet
Notre verdict
Pour un catalogue d’images à fort trafic international, la structure tarifaire de Bunny.net s’est révélée nettement plus avantageuse qu’un stockage compatible S3 classique, principalement à cause du poste de bande passante sortante. Ce résultat ne se généralise pas à tous les projets : un site à trafic modeste et essentiellement local pourrait ne pas retrouver un écart aussi marqué, le calcul méritant d’être refait à chaque fois sur ses propres volumes réels.