# Blocs réutilisables et blocs synchronisés : bien les utiliser dans l’éditeur

> Les blocs réutilisables évitent bien des copier-coller, à condition de comprendre la nuance entre bloc synchronisé et simple modèle de départ.

- Auteur : Clément Hadrot
- Publié le : 2022-07-12
- Mis à jour le : 2022-07-12
- Catégorie : Tips
- URL : https://wpmoderne.dev.wordpress-developpement.fr/tips/blocs-reutilisables-blocs-synchronises-editeur/

## L’essentiel

- Un bloc synchronisé se met à jour partout où il est utilisé
- Un modèle non synchronisé sert de point de départ modifiable
- La bibliothèque de modèles se gère depuis Apparence

Depuis l'arrivée de l'éditeur de blocs, la fonctionnalité de blocs réutilisables permet d'éviter bien des copier-coller : un bloc « Coordonnées de contact » utilisé sur dix pages, un encart promotionnel repris dans plusieurs articles, une mise en garde légale identique sur plusieurs fiches produit. Depuis WordPress 5.9, cette fonctionnalité a évolué avec l'introduction explicite des blocs synchronisés, qui clarifie une distinction jusque-là un peu floue.

Cet article détaille la différence entre un bloc synchronisé et un modèle non synchronisé, deux usages très différents malgré une interface qui les mélange facilement dans l'esprit d'un utilisateur peu habitué à l'éditeur.

## Créer un bloc réutilisable

Depuis la barre d'outils d'un bloc sélectionné, l'option « Créer un modèle » (ou « Ajouter aux blocs synchronisés » selon la version) transforme le bloc en élément réutilisable. Il est ensuite accessible depuis l'inserteur de blocs, dans l'onglet dédié.

Un bloc synchronisé se comporte comme une référence unique : toute modification apportée à son contenu, où qu'il soit édité, se répercute instantanément sur toutes les pages où il est inséré. C'est exactement le comportement recherché pour un encart qui doit rester identique partout, comme des coordonnées de contact ou une mention légale.

## La distinction avec un modèle non synchronisé

À l'inverse, un modèle non synchronisé (accessible via l'option « Dupliquer en tant que modèle non synchronisé ») ne sert que de point de départ : une fois inséré dans une page, il devient totalement indépendant. Modifier son contenu sur une page n'affecte ni les autres pages, ni le modèle d'origine.

```
// Structure JSON simplifiée d'un bloc synchronisé dans le contenu d'un article
<!-- wp:block {"ref":42} /-->

// Un bloc non synchronisé, une fois inséré, devient du contenu classique
<!-- wp:paragraph -->
<p>Contenu dupliqué, indépendant de l'original.</p>
<!-- /wp:paragraph -->
```

Cette différence de marquage dans le contenu (une référence `ref` vers un identifiant de bloc, contre du contenu inséré directement) explique pourquoi la synchronisation fonctionne dans un cas et pas dans l'autre.

> L'essentiel à retenir : Un bloc synchronisé se met à jour partout où il est utilisé ; Un modèle non synchronisé sert de point de départ modifiable ; La bibliothèque de modèles se gère depuis Apparence

## Gérer la bibliothèque de blocs réutilisables

Chaque bloc synchronisé est en réalité stocké comme un contenu à part entière, de type `wp_block`, visible et gérable depuis **Apparence > Blocs réutilisables** (ou directement via l'inserteur, selon la version de WordPress). Cette page liste tous les blocs créés, avec la possibilité de les renommer, les modifier, ou les exporter.

```
wp post list --post_type=wp_block --fields=ID,post_title
```

Cette commande WP-CLI liste tous les blocs synchronisés existants sur le site, un moyen rapide d'auditer ce qui a été créé au fil du temps, en particulier sur un site avec plusieurs contributeurs habitués à en créer sans grande organisation.

## Exporter et importer un bloc entre deux sites

Un bloc synchronisé peut être exporté au format JSON depuis son menu d'options, puis réimporté sur un autre site WordPress. C'est un moyen pratique de partager un composant entre plusieurs projets d'une même agence, sans devoir recréer le contenu manuellement à chaque fois.

## Le piège du bloc synchronisé mal compris

Le principal piège rencontré sur le terrain : un rédacteur modifie un bloc synchronisé pensant l'adapter à une seule page, et modifie sans le savoir toutes les autres pages qui l'utilisent. Un encadré expliquant clairement la différence, accessible depuis l'administration, évite bien des mauvaises surprises :

- Un bloc synchronisé affiche une icône spécifique dans la barre d'outils, rappelant sa nature partagée
- Convertir un bloc synchronisé en modèle non synchronisé se fait facilement via son menu d'options, sans perte de contenu
- Un nom explicite (« Encart légal — SYNCHRONISÉ ») dans la bibliothèque aide les rédacteurs à s'y retrouver

## Utiliser les blocs synchronisés avec parcimonie

Tout n'a pas vocation à devenir un bloc synchronisé. Un contenu qui semble similaire sur deux pages, mais qui pourrait légitimement évoluer différemment à l'avenir, gagne à rester indépendant. La synchronisation est un outil puissant pour du contenu réellement identique et partagé (coordonnées, mentions légales, bannière d'alerte), pas un raccourci systématique pour éviter de retaper du texte.

> Un bloc synchronisé mal nommé dans la bibliothèque finit toujours par être modifié par erreur : quelques secondes passées à le renommer clairement évitent des heures de correction plus tard.

## En résumé

Les blocs réutilisables, avec la distinction claire entre synchronisé et non synchronisé introduite à partir de WordPress 5.9, offrent un vrai gain de productivité pour les équipes éditoriales. La clé reste la pédagogie : s'assurer que chaque contributeur comprend qu'un bloc synchronisé se répercute partout, et nommer clairement les blocs de la bibliothèque pour éviter les modifications accidentelles.
