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Distinguer les fiches « startup vérifiée » d’un annuaire SaaS, gérées à la main

Comment éviter les faux profils sur un annuaire de startups sans automatiser une vérification impossible à fiabiliser ? Un badge attribué manuellement par un administrateur, après contrôle réel, plutôt qu'un calcul automatique.

Par Clément Hadrot • 16 août 2025 • 4 min de lecture • Aucun commentaire
Distinguer les fiches « startup vérifiée » d'un annuaire SaaS, gérées à la main

Un annuaire de jeunes entreprises technologiques peut-il automatiser la vérification de l’existence réelle d’une startup avant de lui accorder un badge de confiance ? La réponse, après plusieurs mois d’essais infructueux chez un annuaire spécialisé dans les startups françaises, a fini par être négative : aucune combinaison de vérifications automatiques (numéro de SIRET valide, site web actif, présence sur les réseaux professionnels) ne garantissait qu’une fiche corresponde à une entreprise réellement opérationnelle plutôt qu’à une coquille vide créée pour figurer dans un annuaire valorisant.

La décision prise a été de renoncer entièrement à l’automatisation du badge « startup vérifiée », au profit d’une attribution strictement manuelle, après un contrôle mené par un administrateur de l’annuaire. Ce choix, moins séduisant sur le papier qu’un algorithme de confiance, s’est révélé bien plus fiable à l’usage.

Un champ de badge que seul un rôle précis peut modifier

Le champ badge_verifie n’apparaît dans aucun formulaire public, ni dans le formulaire d’inscription rempli par la startup elle-même. Il n’existe que dans une métabox réservée au rôle d’administrateur de l’annuaire, jamais accessible même aux éditeurs qui gèrent le reste du contenu du profil.

add_action( 'add_meta_boxes', function () {
    if ( ! current_user_can( 'manage_options' ) ) {
        return;
    }

    add_meta_box( 'ch_badge_verifie', 'Vérification manuelle', function ( $post ) {
        $verifie = get_post_meta( $post->ID, 'badge_verifie', true );
        printf(
            '<label><input type="checkbox" name="badge_verifie" value="1" %s /> Startup vérifiée manuellement</label>',
            checked( $verifie, '1', false )
        );
    }, 'startup', 'side' );
} );
L'essentiel à retenir : Le badge ne dépend d'aucun calcul automatique, seulement d'une action manuelle ; Un journal trace qui a vérifié quoi et quand ; Le badge se retire aussi facilement qu'il s'accorde en cas de doute ultérieur

Journaliser chaque attribution et chaque retrait

Un badge attribué manuellement mérite une trace tout aussi manuelle de sa justification. Chaque changement d’état enregistre qui a agi, quand, et laisse la possibilité d’ajouter une note libre expliquant le contrôle effectué : appel téléphonique, vérification du registre du commerce, rencontre lors d’un salon professionnel.

add_action( 'save_post_startup', function ( $post_id ) {
    if ( ! current_user_can( 'manage_options' ) ) {
        return;
    }

    $etait_verifie = get_post_meta( $post_id, 'badge_verifie', true );
    $est_verifie   = isset( $_POST['badge_verifie'] ) ? '1' : '';

    if ( $etait_verifie !== $est_verifie ) {
        $journal = get_post_meta( $post_id, 'journal_verification', true ) ?: array();
        $journal[] = array(
            'action'      => $est_verifie ? 'attribution' : 'retrait',
            'utilisateur' => wp_get_current_user()->user_login,
            'date'        => current_time( 'mysql' ),
        );
        update_post_meta( $post_id, 'journal_verification', $journal );
    }

    update_post_meta( $post_id, 'badge_verifie', $est_verifie );
} );

Afficher le badge sans jamais promettre plus qu’il ne couvre

Le badge ne certifie que ce qu’il a réellement contrôlé : l’existence de l’entreprise, pas la qualité de son produit ni la véracité de chaque information affichée sur le reste du profil. Un texte d’accompagnement, affiché au survol du badge, rappelle explicitement cette limite pour éviter toute confusion chez le visiteur de l’annuaire.

  • « Existence de l’entreprise vérifiée par notre équipe » plutôt qu’une formule plus large qui laisserait entendre une caution sur l’activité elle-même.
  • Une date de dernière vérification affichée à côté du badge, pour signaler honnêtement si le contrôle remonte à plusieurs mois.
  • Un lien vers une page expliquant la méthode de vérification, accessible depuis chaque badge affiché sur le site.

Pourquoi renoncer à l’automatisation était la bonne décision

Un calcul automatique aurait eu l’avantage de la rapidité, mais il aurait aussi hérité de tous les angles morts des sources consultées : un numéro de SIRET valide n’atteste en rien qu’une équipe travaille réellement sur un produit, et une présence active sur les réseaux professionnels peut être simulée sans grand effort. L’annuaire a préféré un volume de vérifications plus restreint, mais dont chacune engage réellement la crédibilité de la plateforme.

Un badge de confiance automatisé ne vaut que la fiabilité de ses sources ; un badge manuel ne vaut que l’exigence de la personne qui l’attribue. Entre les deux, mieux vaut miser sur l’exigence humaine tant que le volume reste maîtrisable.

Cette organisation ne traite volontairement pas la modération du reste du contenu du profil, qui suit un processus distinct, plus souple, adapté à des mises à jour fréquentes que la startup effectue elle-même sans validation systématique préalable.

Notre verdict

Renoncer à automatiser un badge de confiance n’est pas un aveu d’échec technique, c’est parfois la décision la plus honnête vis-à-vis des visiteurs d’un annuaire. Pour ce site, une charge de vérification d’une dizaine de dossiers par semaine reste largement absorbable par l’équipe en place, tant que le volume d’inscriptions ne croît pas de façon disproportionnée.

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À propos de l'auteur

Clément Hadrot

Développeur WordPress, passionné par Elementor, le FSE et l’automatisation par IA.

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