# Journal serveur

> Un fichier texte où le serveur web, PHP ou la base de données consignent chronologiquement leurs événements, requêtes et erreurs.

- Auteur : Clément Hadrot
- Publié le : 2026-09-25
- Mis à jour le : 2026-09-25
- URL : https://wpmoderne.dev.wordpress-developpement.fr/lexique/journal-serveur/

Quand un site WordPress affiche une page blanche ou renvoie une erreur 500, la première réaction utile n'est pas de deviner mais de consulter les journaux serveur : ces fichiers texte enregistrent, ligne après ligne, ce que le serveur a réellement fait — quelle requête est arrivée, quelle erreur PHP s'est produite, quel processus a échoué.

## Les journaux qui comptent sur un site WordPress

On distingue plusieurs fichiers selon la couche concernée : le journal d'accès Nginx ou Apache liste chaque requête HTTP reçue, le journal d'erreur du serveur web signale les problèmes bas niveau, et le journal PHP (`error_log`) consigne les avertissements et erreurs fatales du code, y compris ceux provenant du thème ou des extensions. WordPress peut aussi écrire son propre journal applicatif via la constante `WP_DEBUG_LOG`.

## Activer le journal de débogage WordPress

```
define( 'WP_DEBUG', true );
define( 'WP_DEBUG_LOG', true );
define( 'WP_DEBUG_DISPLAY', false );
```

Les erreurs s'accumulent alors dans `wp-content/debug.log` sans jamais s'afficher aux visiteurs du site.

## Pièges fréquents

- Laisser `WP_DEBUG_DISPLAY` activé en production expose des chemins de fichiers et des détails techniques exploitables par un attaquant.
- Les journaux non purgés peuvent grossir jusqu'à saturer l'espace disque d'un VPS ; une rotation automatique (via `logrotate` par exemple) est indispensable.
- Une multiplication soudaine de lignes suspectes dans le journal d'accès (tentatives répétées sur `wp-login.php`) signale souvent une tentative de force brute plutôt qu'un simple pic de trafic.
